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La vision dans le monde

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La vision dans le monde : un enjeu de santé de premier plan

Voir : une évidence pour la plupart d’entre nous. Or, sur les quelques 7.5 milliards d’individus sur terre, on sait que 2.5 milliards d’entre eux voient mal et ne corrigent pas leur vue. Une évolution qui va aller croissant si rien n’est fait à l’échelle mondiale pour permettre au plus grand nombre d’accéder à une prise en charge de leur déficience visuelle. Tous les ans, le deuxième jeudi du mois d’octobre, la journée mondiale de la vue multiplie les actions de sensibilisation.

La vue mondiale en chiffres

Sur les quelques 7.5 milliards d’individus que compte la planète en 2016, on estime à 2.5 milliards1 environ le nombre de personnes qui souffriraient d’une déficience visuelle non prise en charge. Dans les cas les plus graves, cette absence de prise en charge peut conduire à une déficience visuelle sévère, c’est-à-dire une baisse importante de l’acuité (246 millions selon l’OMS2) ou à des cas de cécité (environ 39 millions d’individus).

Toujours selon l’OMS, 120 millions des déficiences visuelles constatées (soit 43%) auraient pour origine l’absence de correction d’un défaut visuel.

Part des déficiences visuelles dans le monde1-2


Viennent ensuite un certain nombre de pathologies (la cataracte, la DMLA, le glaucome), auxquelles l’on doit ajouter des maladies infectieuses présentes dans certaines zones géographiques (trachome, cécité des rivières) et la rétinopathie diabétique, liée à la mauvaise prise en charge du diabète chez certains patients.

La mauvaise vision est non seulement à l’origine de nombreuses difficultés scolaires chez les enfants, mais elle peut être source d’erreurs, voire d’accidents chez les adultes. Le coût économique de l’absence de prise en charge des problèmes de vue à l’échelle mondiale a été évalué par l’OMS : on estime l’impact sur la productivité mondiale à environ 269 milliards de dollars par an.


Qu’est-ce que la déficience visuelle ?

Selon la classification internationale des maladies, la fonction visuelle se partage en quatre catégories

  • La vision normale

  • La déficience visuelle modérée

  • La déficience visuelle grave

  • La cécité

De fortes disparités

Pays industrialisés vs pays en développement

90 % des personnes atteintes de déficience visuelle vivent dans des pays à faible revenu, dans lesquels l’accès à la prévention et aux soins est fortement diminué. Il faut savoir par exemple que dans les pays en développement, la cataracte, parce qu’elle est rarement opérée, est la première cause de cécité. De plus, certaines zones géographiques (Asie, Afrique et Amérique latine) présentent des risques endémiques d’infections oculaires bactériennes (trachome et cécité des rivières) pouvant conduire à des lésions de la cornée irréversibles, voire à des cas de cécité.

Selon la catégorie d’âge

L’OMS estime à 19 millions le nombre d’enfants de moins de quinze ans touchés par une déficience visuelle. Pour 12 millions d’entre eux, c’est l’absence de correction d’un défaut visuel qui est à l’origine d’une mauvaise vue.
Les plus de 50 ans constituent 20% de la population mondiale. Or, selon l’OMS, près de 65% d’entre eux présentent une déficience visuelle non ou mal corrigée.
À l’échelle mondiale, on estime que 80 % de toutes les déficiences visuelles pourraient être prévenues ou corrigées.


Les chiffres de la mauvaise vision en France

La France n’est pas en reste en ce qui concerne le nombre de personnes dont les problèmes de vision ne sont pas ou sont mal corrigés. Là encore, les conséquences peuvent être importantes, notamment sur le marché du travail.



0% des troubles de la vue non corrigés

On évalue à 13% le pourcentage de la population active en France qui ne porte pas de correction alors qu’elle en a besoin3.


40 % des Français reconnaissent des troubles visuels (fatigue, picotements) liés à l’usage intensif des écrans, selon une enquête de l’AsnaV (Association nationale pour l’amélioration de la vue).

Évolutions actuelles et actions

Si certaines causes évitables de déficiences visuelles tendent à disparaître du fait de l’amélioration globale des conditions de vie et d’hygiène, d’autres comme le vieillissement de la population mondiale ou le rôle croissant de la vie connectée ont des conséquences sur l’apparition de certains défauts visuels.

Augmentation des cas de presbytie


Augmentation des cas de myopie


Augmentation des cas de DMLA


Idée reçue n°1 : Seules les personnes âgées sont presbytes

Le vieillissement de la population a pour corollaire l’augmentation de la presbytie4 . On estime par exemple que d’ici 2020, près de 714 millions d’individus de plus de 65 ans seront presbytes . > En savoir plus sur la presbytie

Idée reçue n°2 : J’ai peur d’avoir des vertiges et de ne jamais m’habituer à des verres progressifs  

Dans les pays fortement industrialisés, en Asie, mais aussi en Europe, on observe une augmentation de la myopie. Selon certaines études, 30% de la population mondiale pourrait être myope en 2020, et près de 50% en 20505. Celles-ci mettent en avant certains facteurs environnementaux, comme, entre autres, l’augmentation du temps passé à l’intérieur, ou celui passé devant les écrans. > En savoir plus sur la myopie

Idée reçue n°3 : Il n'existe qu'un seul type de verres progressifs 

Des études scientifiques mettent en avant l’impact d’une partie de la lumière bleue émise notamment par les écrans. Une surexposition pourrait favoriser à terme l’apparition de maladies dégénératives comme la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). La proportion de la population touchée par la DMLA, plus importante déjà dans les pays fortement industrialisés, pourrait encore augmenter. On estime ainsi que le nombre de personnes atteintes de DMLA (aujourd’hui 30 millions) pourrait doubler d’ici 2030. > En savoir plus sur la DMLA

L’exposition aux UV reste enfin une donnée permanente des dangers auxquels la vue est soumise. Sans protection dès le plus jeune âge, leur effet cumulatif sur la rétine peut favoriser l’apparition de cataracte notamment.


Les politiques mondiales

Au cours des vingt dernières années, les actions mondiales ont abouti à des avancées considérables dans la prévention et la guérison de certaines déficiences visuelles : d’une manière générale, la cécité d’origine infectieuse (Trachome, cécité des rivières) a été très largement réduite, grâce à une amélioration générale du niveau de vie et de l’hygiène, liée à des plans de santé menés dans les pays concernés. De 360 millions d’individus concernés en 1985, ils ne seraient plus qu’environ 80 millions aujourd’hui.

Acteur de cette politique à l’échelle mondiale, l’OMS participe et coordonne les efforts internationaux qui visent à réduire les déficiences visuelles. Non seulement, l’OMS effectue une analyse et un diagnostic par région géographique et par pays, mais elle assiste également les États Membres dans leurs politiques locales et encadre les partenariats internationaux.
En 1998, l’OMS lance une journée mondiale de la vue qui a lieu tous les deuxièmes jeudis du mois d’octobre. L’objectif de cette journée est de sensibiliser un large public à l’importance de la prise en charge de la déficience visuelle.

La volonté est de réduire de 25% les cas de déficiences visuelles évitables d’ici 2019. Le dépistage des problèmes visuels, la prévention grâce à l’équipement des populations fragiles constituent l’enjeu majeur de l’ensemble des actions qui sont menées afin de permettre un accès à tous à une bonne vision.


Essilor, un groupe français engagé dans la lutte contre la mauvaise vision

Leader mondial de l’optique ophtalmique, le groupe Essilor a engagé depuis de nombreuses années une politique active d’aide aux populations défavorisées afin qu’elles bénéficient de contrôles visuels et puissent être équipées de lunettes. Essilor est notamment à l’origine d’un Observatoire des Enjeux de la Vision (Vision Impact Institute) chargé de mesurer l’impact de la mauvaise vision dans différents pays et de sensibiliser les leaders d’opinion, les organisations publiques et les professionnels de la vision aux conséquences socio-économiques de cette cause.

En 2015, le groupe lance le programme Vision for Life qui encourage les initiatives innovantes pour lutter contre la mauvaise vision et soutient la création d’infrastructures de santé visuelle de première nécessité.

Le site Love to see change recense toutes les innovations et initiatives en faveur de la prise en charge de la mauvaise vision soutenues par Essilor à travers le monde.

1- Source : Vision Impact Institute
2- Organisation Mondiale de la Santé
3- Infomarché 2010
4- Vision Impact Institute
5- Selon une étude conjointe de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud et du Singapour Eye Research publiée dans la revue Ophtalmology
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