Le produit du Collège
Le barème des verres
Les prix pratiqués, verre par verre, enseigne par enseigne. Relevés chez nos membres, pas annoncés par les marques.
Le prix des verres de lunettes ne se lit nulle part
Les verriers ne publient pas leurs tarifs. Les enseignes affichent des prix d’appel qui ne correspondent à aucune gamme précise. Le devis que vous recevez porte un nom commercial propre au magasin. Résultat : personne, en France, ne peut dire ce que vaut un verre progressif d’indice 1,67 avec anti-reflet — alors que c’est l’achat de santé le plus courant après le médicament.
Ce que le barème vous donne
Un repère de prix opposable, pour chaque type de verre, chaque indice, chaque traitement et chaque enseigne. Vous ouvrez le tableau, vous trouvez la ligne qui correspond à votre correction et à ce qu’on vous propose, et vous savez si le prix annoncé tient debout. C’est tout, et c’est exactement ce qui manque devant un comptoir.
Le document tient en un PDF imprimable et un tableur — pour ceux qui veulent trier eux-mêmes. Chaque chiffre porte sa date de relevé.
Le sertissage — comparer deux verres
Deux lignes du barème dans le même sertissage : l'écart se grave entre les deux.
—
—
—
—
Prix médians relevés en septembre 2026 pour la paire de verres, monture non comprise.
Comment lire ce relevé
Chaque ligne est une paire de verres, monture non comprise, pour une correction courante. La colonne « indépendant » donne le prix médian relevé chez un opticien de quartier, celle des grandes enseignes le médian des sept réseaux nationaux, celle « en ligne » le prix affiché des trois principaux vendeurs français. L’écart est le rapport entre la grande enseigne et le prix en ligne : il dit ce que vous payez pour le service, l’essayage, le montage et la reprise.
Un écart de deux ou trois n’est pas un scandale en soi : monter un progressif demande une prise de mesures, un atelier et une reprise si la hauteur ne tombe pas juste. Il devient un problème quand il n’est justifié par aucun service — c’est ce que le relevé permet de voir, ligne par ligne, avant de signer.

Ce que le prix d’un verre recouvre vraiment
Un verre progressif d’indice 1,67 sort d’usine à un coût industriel qui se compte en dizaines d’euros. Ce qui s’ajoute ensuite n’est pas du vent : la géométrie de la surface est calculée par un logiciel propriétaire qui vaut des années de recherche, le semi-fini est surfacé à la commande pour votre correction, le traitement antireflet demande une enceinte sous vide, et le verre voyage deux fois avant d’arriver dans votre monture. Le magasin, lui, facture la prise de mesures, le montage, les retouches, la garantie d’adaptation et le stock de montures qui dort en vitrine.
Le point aveugle est ailleurs : rien de tout cela n’explique qu’un même verre, du même verrier, sorti de la même usine, se paie du simple au triple selon l’enseigne. Cet écart-là ne tient pas à la technique, mais à la remise de gros négociée, à la politique de marge et à l’adhésion — ou non — au réseau de soins de votre complémentaire.
Sept verriers, et beaucoup de noms commerciaux
L’essentiel du marché français se partage entre sept fabricants. Chacun décline ses géométries en trois ou quatre générations, de l’entrée de gamme au haut de gamme, et chaque enseigne rebaptise ces gammes sous un nom maison. C’est cette dernière étape qui rend la comparaison impossible au comptoir : deux devis peuvent porter deux noms différents pour rigoureusement le même produit, et deux noms identiques pour deux générations séparées de dix ans.
La parade tient en une question, à poser telle quelle : « quel est le verrier, le nom de gamme d’origine et l’année de la géométrie ? » Un opticien qui exerce vous répondra sans difficulté. La réponse suffit à replacer le devis sur la bonne ligne du barème.

Ce que ce relevé ne dit pas
Il ne dit pas ce que vaut votre magasin. Un prix haut chez un indépendant qui reprend un montage trois fois jusqu’à ce que la hauteur tombe juste peut être mieux placé qu’un prix bas obtenu sans essayage. Il ne dit pas non plus ce que couvrira votre complémentaire : le plafond de votre contrat et l’appartenance du magasin à son réseau pèsent souvent plus lourd, sur le reste à charge, que le prix affiché.
Il ne remplace enfin pas un devis. Il donne un ordre de grandeur opposable, ce qui suffit à rouvrir une discussion — et c’est exactement l’usage que nos membres en font quand un porteur leur présente une proposition venue d’ailleurs.
Pour qui
- Pour le porteur qui va changer d’équipement dans les mois qui viennent et veut arriver informé au magasin.
- Pour celui qui hésite entre deux devis et cherche à savoir lequel est aligné sur le marché.
- Pour l’étudiant en BTS OL qui veut connaître les ordres de grandeur avant son premier stage en magasin.
Enfin des chiffres. J'ai comparé mon devis ligne à ligne, ça m'a pris dix minutes et j'ai vu tout de suite où était l'écart.
— ThomasLe tableur est le vrai plus : j'ai trié par indice et par traitement pour ne garder que ma correction.
— NadiaUtile et honnête sur ses limites, les fourchettes sont larges mais c'est logique vu les écarts entre enseignes.
— PascalLes comparatifs du Collège

Ce qui sécurise votre achat
Paiement sécurisé, mise à disposition immédiate après paiement, et la réédition de l’année suivante offerte. Format PDF imprimable et tableur, une quarantaine de pages de tableaux.

planche 06 · Le barème des verres



